Affiche-Hamlet de Jules Laforgue-Interprete Serge Krakowski-2018Hamlet

de Jules Laforgue

L’argument

Jules Laforgue nous entraîne, transcendant le temps, à la rencontre du personnage mythique d’Hamlet. Un mythe, c’est comme le scintillement d’une étoile au firmament. Sa lumière n’éclaire que son mystère !
C’est l’occasion de découvrir ou redécouvrir cet écrivain du 19ème siècle dans la mouvance des symbolistes.
Ce prince de l’absurde, comme on l’a appelé, était avant tout un grand poète.
Connu pour être un des inventeurs du vers libre, il mêle, en une vision pessimiste du monde, mélancolie et humour. Il choisi pour Hamlet, la dérision, le cynisme, l’absurde.
Moment jubilatoire et corrosif grâce à la prose libre, au style parlé incisif qui résonne étonnamment à notre sensibilité contemporaine.
Hamlet se démultiplie à volonté pour vivre chacune des situations, empruntant tour à tour la vie des autres personnages pour témoigner de la sienne.
Hamlet et Jules Laforgue n’ont pas fini d’interroger l’éternelle question : Être ou ne pas Être ?
Il faut peut être simplement se laisser embarquer pour vivre avec Laforgue son voyage initiatique.

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Biographie de Jules Laforgue

Jules Laforgue, né à Montevideo le 16 août 1860 et mort à Paris le 20 août 1887, est un poète du mouvement décadent français.
Né dans une famille qui avait émigré en espérant faire fortune, il est le deuxième de onze enfants. À l’âge de dix ans, il est envoyé en France, dans la ville de Tarbes d’où est originaire son père.
En octobre 1876, il part vivre, avec sa famille rentrée d’Uruguay, à Paris. Sa mère meurt en couches en 1877 alors qu’il a 17 ans. Il fait ses études au lycée Condorcet. Il échoue au baccalauréat de philosophie. Il se tourne alors vers la littérature et la lecture des poètes et des philosophes.
Il fréquente le groupe littéraire des Hydropathes, qui réunit ceux qu’on appellera plus tard les symbolistes.
Il devient secrétaire du critique et collectionneur d’art Charles Ephrussi, qui possède une collection de tableaux impressionnistes. Jules Laforgue acquiert ainsi un goût sûr pour la peinture.
En 1881, il part pour Berlin, où il devient lecteur de l’Impératrice d’Allemagne Augusta de Saxe-Weimar-Eisenach, grand-mère du futur Guillaume II. Son travail consiste à lire à l’impératrice, deux heures par jour, les meilleures pages des romans français et des articles de journaux comme ceux de « La Revue des Deux Mondes ».
Il voyage à travers l’Europe. Malgré cela, il éprouve ennui et mal de vivre.
Ce n’est qu’en 1886 qu’il quitte ce poste ; dès le début de l’année, à Berlin, il rencontre une jeune anglaise, Leah Lee, qu’il épouse le 31 décembre à Londres. Il rentre alors à Paris. Mais son état de santé se dégrade rapidement : atteint de phtisie, il meurt en août 1887 ; sa femme, atteinte du même mal, succombera l’année suivante.
Il avait collaboré à des revues telles que « La Gazette des Beaux Arts », « La Revue Indépendante », « Le Décadent », « La Vogue », « Le Symboliste », et « La Vie Moderne».
Il jouait avec les mots et en créait fréquemment. Il refusait toute règle de forme pour l’écriture de ses vers. Les écrits de Jules Laforgue sont empreints d’un fort mal de vivre – son spleen –, par le sentiment de malheur et la recherche vaine de l’évasion.

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Hamelt-de-Jules-Laforgue-interprétation-Serge-Krakowski-Theatre-de-la-Huchette-Paris

Serge Krakowski

Il suit les cours de Roger Mollien aux Tréteaux du sud parisien, rentre à l’école de la rue Blanche, sort avec le premier prix de comédie, puis rentre au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris dans la classe de Michel Bouquet et d’Antoine Vitez. Il est engagé au Jeune théâtre National, puis, au Centre Dramatique National de Limoges, de Rennes, et de Reims avec Pierre Debauche et Jean Pierre Miquel.
À paris il joue, Le Souper de Jean-Claude Brisville, mis en scène par Jean-Pierre Miquel, avec Claude Rich et Claude Brasseur, au Théâtre Montparnasse.
Il met en scène différents spectacles :  L’Échange  de Paul Claudel avec Didier Bourdon, Le Journal d’un fou de Nicolas Gogol,  La Cantatrice Chauve d‘Eugène Ionesco, Le Tourniquet de Victor Lanoux, Labiche, Pour un oui ou pour un non de Nathalie Sarraute, Art de Yasmina Reza, Hamlet de Jules Laforgue.
Il enseigne au Théâtre École de Montreuil et à l’école de Pierre Debauche.
Il ouvre ne 1994 le cabinet de formation Scapin Art Oratoire sur l’art oratoire auprès des entreprises et du monde politique.
Il crée et anime pendant cinq ans, un lieu culturel à Cahors, Le Goût des Arts en codirection avec Joëlle Lacourt. Ils programment ensemble 92 spectacles, faisant ainsi la preuve qu’une initiative privée dénuée de toute aide publique peut rassembler plus de 7 200 spectateurs par la force, l’énergie et la passion du spectacle vivant.
Il joue plusieurs pièces dans le cadre du Théâtre en appartement.
Il entraîne, régulièrement, à l’expression orale, des lycéens et des étudiants à la préparation des oraux de leurs examens.
IL organise régulièrement des conférences interactives sur la parole et les dérives de la communication.
Il intervient, auprès de la bibliothèque sonore de Charenton le Pont, afin de rendre la lecture vivante et faire vivre le livre auprès des non-voyants.
Auprès des urgentistes de l’hôpital de Cahors pour mieux communiquer avec les patients et leurs proches.
Le 11 novembre 2018 dans le cadre du Centenaire de la guerre 1914-1918, il met en voix et en espace les lettres des poilus par les familles du village de Mechnont. Il joue au théâtre de la Huchette, Parler c’est beaucoup dire ! et dernièrement Hamlet de Jules Laforgue.

https://sergekrakowski.wordpress.com/

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Genre : Comédie Classique
Catégorie : Seul en scène
Public : À partir de 15 ans
Durée : 60 minutes

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Serge Krakowski →  06 60 48 18 46